Mon père est parti à la guerre / John Boyne ; traduit de l'anglais (Irlande) par Catherine Gibert.

Boyne, John, 1971-
Titre
Mon père est parti à la guerre / John Boyne ; traduit de l'anglais (Irlande) par Catherine Gibert.
Description matérielle
272 p. ; 21 cm.
ISBN
9782070658831 (br.) :
Notes
Traduction de: Stay where you are & then leave.
 
28 juillet 1914. Alfie Summerfield célèbre son cinquième anniversaire le jour où éclate la Première Guerre mondiale. Son père lui fait la promesse de ne pas s'engager, mais la rompt dès le lendemain, convaincu qu'il sera de retour pour Noël. Or, quatre ans ont passé depuis et le conflit perdure. Alors que sa mère, infirmière, enchaîne les gardes afin d'éviter l'expulsion, le jeune garçon déserte lui-même l'école trois fois par semaine afin d'apporter de l'eau au moulin en cirant les chaussures des voyageurs de la gare de King's Cross. C'est là qu'une rencontre avec un médecin militaire lui révèle fortuitement la vérité à propos de son père, dont il est sans nouvelles depuis un an. Ce dernier n'est pas en mission secrète comme le prétend sa mère afin de le protéger, mais bien à l'hôpital d'East Suffolk & Ipswich, en compagnie d'autres soldats souffrant de psychose traumatique. Surmontant la peur que lui inspire cet endroit qui pue la mort et résonne de cris effrayants, Alfie entreprend de tout mettre en oeuvre afin de ramener son père à la maison et de l'aider à reprendre sa vie d'avant. Mais la réalité est loin d'être aussi simple... [SDM]
 
Un roman historique porté par une écriture simple, sensible et d'une grande fluidité qui s'attache à exposer les conséquences dramatiques engendrées par la Première Guerre mondiale telles que perçues par un jeune garçon sensible, allumé, débrouillard et passionné de lecture, qui a grandi trop vite en dépit des efforts déployés par sa maman pour le protéger et le tenir à l'écart de la sordide réalité. Si les horreurs des tranchées sont évoquées par bribes au fil des lettres en provenance du front qui émaillent la narration, l'auteur s'intéresse surtout à la vie quotidienne des civils en dépeignant l'ambiance régnant dans une petite rue londonienne où les femmes vivent dans l'angoisse constante d'une mauvaise nouvelle tout en participant à leur manière à l'effort de guerre et en faisant de leur mieux pour assurer la survie de la famille. La déportation des citoyens d'origine étrangère sur l'île de Man et les persécutions dont étaient victimes les objecteurs de conscience (qui étaient qualifiés de lâches parce que refusant de participer à la barbarie de la guerre) sont également au nombre des thématiques abordées au fil de ce roman qui dépeint (avec une justesse troublante et des percutantes) le traumatisme des soldats rentrés au pays avec des psychoses souvent irréversibles, qui n'étaient pas considérés comme de véritables malades et se voyaient refuser les honneurs du gouvernement. Un récit initiatique poignant, qui se clôt sur le 13e anniversaire du héros, qui le célèbre en compagnie d'un père en grande partie réhabilité. [SDM]
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